Au cours d’une réunion inter associative, après une présentation par la présidente de cette association initiatrice de ce projet, destinée à nous rappeler le principe de cette opération, sa « grandeur » s’est vue mise à plus juste niveau à la faveur d’un tour de table. Il apparaît, selon l’exemple qui a été pris, que la paire émulation ne pourrait se limiter qu’à un échange de quotidienneté : l’utilisation et la conduite d’un fauteuil. Le fait d’être une personne handicapée donne peut-être l’aptitude à parler de son expérience mais pas nécessairement la capacité à le faire correctement. Il ne faut pas oublier le rôle des associations, qui par les activités qu’elles proposent, permettent l’échange entre les personnes handicapées. Il faut se pencher sur la réactivation des groupes de paroles. Il faut aussi sensibiliser les personnes handicapées aux bienfaits du travail de psychothérapie. Il faut établir et développer des mini conférences ou une personne handicapée pourra faire un exposé sur une expérience réussie. Il n’y a pas de recette en matière de réinsertion sociale. Cela met donc un bémol à cette vaste opération de paire émulation qui risquait de tomber dans la dénonciation au nom de l’égoïsme suprême de toute personne handicapée qui ne serait pas paire émulateur.

Une psychothérapie efficace et aidante est une subtile alchimie entre des paramètres difficilement palpables. Je crois qu’il n’est pas raisonnable de tenter d’apporter cette compétence à toutes les personnes handicapées se voulant paire émulateur.