La voici. Elle m'a été inspirée par l'homélie du Père Patrice Gourrier, dimanche dernier.
samedi 19 novembre 2011
Interview sur radio accord le 18 novembre 2011 dans le cadre de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées
Par Jérôme le samedi 19 novembre 2011, 16:45
jeudi 6 octobre 2011
Tribunal des affaires de la sécurité sociale, audience du 4 octobre 2011
Par Jérôme le jeudi 6 octobre 2011, 16:54
Notre affaire a été renvoyée au 7 février 2012 à la demande de la CPAM de la Vienne. Tiens, tiens...
vendredi 22 juillet 2011
Affaire CPAM de la Vienne
Par Jérôme le vendredi 22 juillet 2011, 09:26
Tout commence par un échange de courrier anodin. Le Centre de réadaptation et de médecine physique de la Tour du Gassies est un établissement spécialisé pour les blessés médullaire. Il est d'ailleurs à ce titre Centre référent pour l'ouest de la France avec le Centre sur la région nantaise. J'ai choisi Bordeaux en raison de la facilité d'accès par le train et par le transport spécialisé de la société ULYSSE. En effet, m'ayant vu refuser la prise en charge des transports entre Poitiers et le Centre de la Tour de Gassies, c'était la solution la moins onéreuse. Voici le récit de l'histoire avec les échanges de courrier.
Cela doit faire partie des nouvelles directives pour faire des économies au niveau de notre Sécurité Sociale ! Ce qui est remarquable, c'est que cela engendre des comportements imbéciles. Michel Audiard avait écrit un dialogue savoureux dans le film « les Tontons Flingueurs », « les cons, ça ose tout, c'est d'ailleurs à cela qu'on les reconnaît». Merci M. DEPASQUALE. Mais peut-être ai-je dépassé mon quota à la Sécu ?
jeudi 26 mai 2011
Une fable
Par Jérôme le jeudi 26 mai 2011, 09:41
Je vous demande pardon, Monsieur Jean de La Fontaine, d'avoir osé commettre ce que vous appeliez une fable. Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite...
L’autruche et le dindon
Sire dindon, disait-on, s’adonnait au labeur,
Intransigeant, bosseur, y mettant tout son cœur,
Dans ce commerce ardu qui produisait son beurre,
Fier de son existence sans excès ni faveur,
Malgré son pas rapide, son chemin poursuivant,
Il rencontra, un jour, un curieux voyageur,
Une autruche ! Etonné, se voulant bienfaisant,
Il s’adressa à elle d’un ton louangeur,
Surprise et ne sachant que répondre, l’autruche,
Lui fit les yeux doux et le regard langoureux,
Elle dissimula bien son côté plutôt cruche,
Que sire dindon conquit, en tomba amoureux,
L’idylle était si belle, si tendre et si parfaite,
Que pour meilleur et pire, un beau jour, ils s’unirent,
Devant monsieur le Maire qui apposa son sceau,
Tant on pouvait y croire, l’histoire était parfaite,
Nul n’aurait pu penser que cette douce nymphette,
Avait bien fait calcul que ce dindon de sot,
Représenterait, pour elle, une belle assurance,
Pour des jours moins joyeux, quand tournerait la chance,
Un fâcheux accident figea bien le dindon,
Six mois après, l’autruche bien vite insatisfaite,
Laissa donc à l’abandon l’inutile dindon,
Nonobstant son amour, brilla d’indifférence,
Pour espérer ailleurs trouver meilleure fortune,
Absolument toute circonstance fut opportune,
Y compris du dindon démunir de ses plumes,
Sans jamais éprouver un semblant d’amertume,
Laissant sire dindon à ses tristesse et crève-cœur,
Alors, hélas, l’autruche pour sire dindon punir,
D’avoir saisi l’autorité de l’injustice,
Lui montra alors sa véritable envergure,
Réinventa l’histoire et l’ornât d’artifices,
Sire dindon ne put en aucun cas parvenir,
De ce coup de théâtre rétablir vraie figure,
Raison lui fut donnée suite à menée factice.
Morale de cette histoire : dindons, méfiez-vous des autruches, si vous ne voulez pas êtres de la farce de dindon !
jeudi 13 janvier 2011
Interview pour France-bleu Poitou au sujet de ce blog
Par Jérôme le jeudi 13 janvier 2011, 16:53

samedi 28 août 2010
Hospitalisations payantes pour les personnes handicapées en rupture d'auxiliaires de vie...
Par Jérôme le samedi 28 août 2010, 12:21
Hospitalisations payantes pour les personnes handicapées en rupture d'auxiliaires de vie... ou chronique d'un mécanisme annoncé.
Petit rappel historique.
C'est un comble ! Je suis tétraplégique depuis un peu plus d'une décennie et jamais je n'aurais pu imaginer pareil scénario. Je vis à mon domicile grâce au très précieux concours d'auxiliaires de vie qui accompagnent ma dépendance. Je gère seul cette organisation après une fort désastreuse expérience avec une association mandataire spécialisée. En effet, je veux choisir qui je fais entrer dans ma maison et dans mon intimité (voir l’interview que j'ai donné à la revue Réciproques http://blog.jerome-gaudinat.com/post/2010/02/03/Le-2e-exemplaire-de-la-revue-Réciproques-vient-de-paraître). De plus, un trop grand nombre d'intervenants nuit à ma sérénité car plus personne ne trouve quoi que ce soit car personne ne prend la peine de ranger chaque chose au même endroit ce qui m'impose de me passer de ce qui manque à l'instant. Drôle de vie qu'une vie amputée perpétuellement de choses et d'autres.
De temps en temps, par la conjonction d'arrêts maladie, d'accidents et d'indisponibilité d'auxiliaires de vie de remplacement, la seule solution qui me reste est l'hospitalisation faute d'autre solution d'hébergement dans l'urgence. Comment a pu-t-on croire, comment en est-on arrivé à croire que ces hospitalisations étaient des séjours pour convenances personnelles, voir de complaisances ?
Quel bonheur en effet d'être obligé de, toutes affaires cessantes, prendre le chemin du CHU pour y passer deux ou trois jours à mener une vie au rabais ? Pourtant, dans certains esprits, dont celui de Monsieur le Directeur général du CHU de Poitiers, il y avait quelque chose d’insupportable. C'est un peu comme s'il avait voulu jouer le rôle d'un justicier garant des bonnes finances de la France. Cette position fut confortée par le vote de la loi sur la tarification à l'acte (T2A). Notre Société n'avait pas à supporter le coût de ces hospitalisations décrétées à caractère social.
Si l'hôpital perd son sens de l'hospitalité, alors toutes les dérives sont imaginables. Quelle serait la surprise pour une personne ayant bien vécu, abondance de vins, de victuailles et de tabac, de recevoir la facture d'un CHU après une intervention de pontage coronarien ? Quelle serait la surprise d'une personne ayant tenté de mettre fin à ses jours de recevoir la facture de son séjour en réanimation et soins intensifs ? Une maman pourrait également recevoir la facture de son accouchement ? Dans mon cas comme dans ceux énoncés ci-dessus le processus est identique : à partir du moment où l'événement est prévisible, en l'occurrence l'hospitalisation, soit en raison, par exemple, d'une conduite à risque ou bien d'un désir d'enfant, notre Société ne prendrait plus en charge les coûts engendrés par ces hospitalisations.
Voici l’ensemble des démarches que j’ai effectué pour parvenir à une espèce de situation avortée ou le bras de fer par autorité interposée aboutit à une annulation des factures émises par la Trésorerie du CHU de Poitiers par le CHU de Poitiers lui-même. Bien sûr, il ne faut surtout pas prendre position officielle des fois que l'idée viendrait à des centaines de milliers de personnes handicapées de faire du tourisme dans les différent CHU de France et de Navarre. Cette affaire débute lors d'une réunion le 30 avril 2008 au CHU de Poitiers. Celle-ci avait été provoquée à ma demande suite à des difficultés rencontrées lors d'une hospitalisation en urgence du mois de janvier de cette année. Au cours de cette réunion, non seulement on ne me répond pas sur les problèmes rencontrés en janvier, mais brutalement on m'assène que les prochaines hospitalisations dites pour hébergement me seront personnellement facturées telles que le prévoit la loi sur la tarification à l'acte (T2A).
De retour de cette réunion, j'alerte M. le Préfet de la Vienne.
1. Copie de la lettre : Lettre_Monsieur_le_Prefet_de_la_Vienne_ss_210508__2_.pdf
Puis je reçois la lettre du CHU en confirmation de la réunion du 30 avril.
2. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Francois_060608.pdf
Puis je reçois la lettre de M. le Préfet de la Vienne.
3. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._le_Prefet_070708.pdf
Face a cette difficulté, j'alerte Mme Létard, secrétaire d'État à la solidarité et M. Fillon, premier ministre.
4. Copie de la lettre : Lettre_Mme_Letard_290708.pdf, Lettre_M._Fillon_310708.pdf
Suite à ce courrier, je reçois une réponse de M. le Préfet de la Vienne.
5. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Prefet_140808.pdf.
Je demande un rendez-vous à la Ddass que j'obtiens le premier août. En voici le rapport que j'en ai fait.
6. Copie du rapport : Rapport_de_reunion_a_la_Ddass_010808.pdf
Finalement, rien n'a bougé au cours de cette année 2008.
Des hospitalisations pour hébergement ont lieu en 2009 : • 15 et 16 février • 20 et 21 juin • 24 25 octobre
Je reçois la facture pour l'hospitalisation des 20 et 21 juin malgré la prescription médicale.
7. Copie de la facture : Facture_recue_sejour_20_et_210609.pdf, Prescription_de_M._Pourtein_200609.pdf
Je conteste auprès de M. le directeur général du CHU.
8. Copie de la lettre : Lettre_M._Dewitte_200709.pdf
Voici sa réponse.
9. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Dewitte_280709.pdf
Je reçois un courrier de Mme le directeur de la CAPM de la Vienne.
10. Copie de la lettre : Lettre_recue_Mme_Galinat_211009.pdf
Je rencontre M. Métais, médiateur de la préfecture de la Vienne le 26 août.
J'alerte Mme Canuet, chargée de mission handicap auprès de Mme Morano, et M. Guepratte, conseiller hôpital auprès de Mme la ministre de la santé.
11. Copie des lettres : Lettre_Mme_Canuet_ns_310809.pdf, Lettre_M._C._Guepratte_310809.pdf.
Je reçois un courrier de M. Marion chef de cabinet de Mme la ministre de la santé.
12. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Marion_021009.pdf
Je reçois un courrier de M. Métais, Médiateur de la Préfecture de la Vienne.
13. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Metais_091109.pdf
J'écris à M. le Président de la République.
14. Copie de la lettre : Lettre_131109.pdf
Je reçois la première relance de la facture des 20 et 21 juin.
15. Copie de la lettre : Relance_facture_sejour_20_et_210609.pdf
Je conteste auprès de M. le trésorier du CHU.
16. Copie de la lettre : Lettre_M._Tresorier_chu_ns_101209.pdf
Je reçois une lettre d'excuses.
17. Copie de la lettre : Lettre_excuse_Tresorier_CHU_141209.pdf
Je reçois la réponse du Chef de cabinet du Président de la République.
18. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Goubet_261109.pdf
Je relance M. le Président de la République.
19. Copie de la lettre : Lettre_121209.pdf
Le 21 décembre, je rencontre Mme Coutelle, députée de ma circonscription pour interpeller M. le Médiateur de la République.
Le 30 janvier 2010, j’écris à Monsieur le directeur général du CHU de Poitiers pour contester la facture :
20. Copie de la lettre : Lettre__M._Dewitte_ns_300110.pdf
Le 20 février 2010, je reçois la réponse à la lettre du 12 décembre 2009 à Monsieur le Président de la République :
21. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Goubet_220210.pdf
Le 29 mars 2010, je reçois une lettre de M. le directeur général du CHU de Poitiers qui maintient la facture :
22. Copie de la lettre : Lettre_recue_M._Dewitte_290310.pdf
Le 25 avril 2010, je reçois la lettre de rappel de la trésorerie de l'hôpital : copie de la lettre :
23. Copie de la lettre : Lettre_de_rappel_230410.pdf
Le 29 avril 2010, je reçois un courriel de la part de l'attaché parlementaire de M. Bennahmias qui a posé une question au Parlement européen :
24. Copie : Question_ecrite_-_Parlement_europeen_060410.pdf
Je reçois le 10 juin 2010, la copie du courrier de Mme le directeur de la CPAM de la Vienne à M. le directeur général du CHU de Poitiers.
25. Copie de la lettre : Lettre_Mme_Galinat_a_M._Dewitte_100610.pdf
La facture correspondant à l'hospitalisation des 20 et 21 juin a été annulée par le CHU auprès de sa Trésorerie.
J'ai reçu début août un message me confirmant que la facture de 2845 € de la Trésorerie du siège de Poitiers avait été annulée par le CHU de Poitiers.
Voici le fil conducteur des principales démarches que j'ai effectuées à ce jour. Que va-t-il se passer pour la prochaine hospitalisation ? En effet, je ne suis toujours pas à l'abri d'une nouvelle défection d'auxiliaires de vie. En cumulant toutes les actions de tout un chacun autour de ce sujet, le montant des salaires dépensés pour cette réflexion est certainement largement supérieur au montant de ces factures. Cela laisse dubitatif dans une société qui cherche actuellement à faire des économies !
Mais, peut-être est-ce simplement le rappel à l'ordre d'un médecin responsable à la Cpam de Poitiers qui a trouvé inacceptable qu'un directeur général de CHU puisse s'arroger le droit de classer une prescription médicale dans la catégorie « prescription sociale ».
En conclusion, nous pouvons ainsi aisément vérifier encore une fois que le domaine de la Santé évolue et pas seulement de manière positive en France. C'est également l'exemple de l'aboutissement de la politique ultra gestionnaire des établissements de soins. Il ne faut pas oublier que le CHU de Poitiers fait partie des établissements rentables en France (d'après je ne sais plus quel classement). Je fais partie de ceux qui prêchent qu'un CHU devrait être piloté par une direction à trois têtes : un représentant du monde médical, un gestionnaire et un représentant des usagers. C'est à ce prix que l'on parviendra à ré humaniser ces établissements en ciblant là où les économies peuvent être décemment réalisées sans pour autant mettre à mal leurs fonctionnements, et en redonnant du sens à leur mission première.
samedi 24 avril 2010
Hospitalisations payantes : voici la lettre de rappel de la Trésorerie
Par Jérôme le samedi 24 avril 2010, 18:17
lundi 5 avril 2010
Hospitalisations payantes : la lettre de confirmation du directeur général du CHU de Poitiers
Par Jérôme le lundi 5 avril 2010, 18:04
Monsieur le directeur général du CHU de Poitiers persiste et signe : peut-être empochera-t-il une prime de plus ! (Si cela permettait d'augmenter le salaire des personnels soignants...)
mercredi 3 février 2010
Le 2e exemplaire de la revue Réciproques vient de paraître
Par Jérôme le mercredi 3 février 2010, 12:20
Outre le fait que cette revue est fondamentalement intéressante, quand va-t-on comprendre que le métier de l'aide à la personne ne s'improvise pas et n'est pas, en aucun cas, la recette miracle pour lutter contre l'évolution dramatique du nombre de chômeurs.
dimanche 24 janvier 2010
Hospitalisations payantes : voici la facture de mon séjour du 23 octobbre au soir au 26 octobre 2009 au matin
Par Jérôme le dimanche 24 janvier 2010, 09:39
lundi 11 janvier 2010
Mon petit journal du nouvel an 2010
Par Jérôme le lundi 11 janvier 2010, 18:57
dimanche 29 novembre 2009
Info de dernière minute de notre envoyé spécial à Poitiers
Par Jérôme le dimanche 29 novembre 2009, 12:02
jeudi 26 novembre 2009
Hospitalisations payantes : la première relance pour le paiement de la facture de 830,40 €
Par Jérôme le jeudi 26 novembre 2009, 17:43
À la réception de cette première relance de la facture du séjour des 20 et 21 juin, j'ai repris la lettre que m'avait fait parvenir M. le Médiateur de la Préfecture de la Vienne. Nous pouvons y lire : "je tenais néanmoins à vous informer que Monsieur le Directeur général du CHU est intervenu auprès du Trésorier de son établissement pour que ce dernier diffère tout recouvrement par contrainte pour les journées d'hospitalisation en question". Une question me vient à l'esprit : qui dit vrai ? De là à sous-entendre : quel est le plus respectable, il n'y a qu'un pas que je serais tenté de franchir face à ces agissements et facéties comptables ! (Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence).
Hospitalisations payantes : la lettre de M. le directeur général du CHU de Poitiers à M. le médiateur de la Préfecture de la Vienne
Par Jérôme le jeudi 26 novembre 2009, 16:36
mercredi 11 novembre 2009
Maman a l'honneur
Par Jérôme le mercredi 11 novembre 2009, 17:43
Bravo pour ce très joli succès. C'est remarquable. Surtout, continues ! Merci pour tes pensées, moi aussi cela m'encourage.
Hospitalisations payantes : voici le courrier que je viens de recevoir de M. Métais, médiateur de la Préfecture de la Vienne
Par Jérôme le mercredi 11 novembre 2009, 16:07
jeudi 1 octobre 2009
Publication de la recommandation : Mission du responsable de service et rôle de l’encadrement dans la prévention et le traitement de la maltraitance à domicile par l'ANESM
Par Jérôme le jeudi 1 octobre 2009, 16:56
L'ANESM (l'agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) vient de publier sa recommandation intitulée :
Mission du responsable de service et rôle de l’encadrement dans la prévention et le traitement de la maltraitance à domicile
Voici enfin un texte officiel qui pourra guider bien des intervenants au domicile. Je vous en souhaite bonne lecture.
mardi 15 septembre 2009
Hospitalisations payantes : Rue 89 publie mon témoignage
Par Jérôme le mardi 15 septembre 2009, 11:23
Témoignage Handicapés, l'hôpital devient
payant ! Par Jérôme Gaudinat | Président de Dominer son handicap |
14/09/2009 | 18H41
L'hôpital devient payant pour les personnes handicapées qui, faute d'auxiliaires de vie, se trouvent privées de vivre chez elles pour ne pas succomber à leur impossibilité à se désaltérer et à se nourrir seules.
Il y a ceux qui font une grève de la faim pour une noble cause et que l'on emmène de force à l'hôpital car leur situation représente une mise en danger de mort immédiate. Et cela est intolérable pour nos pouvoirs publics. Le recours à l'hôpital est alors la solution.
Par contre, une personne tétraplégique se retrouvant sans assistance ne peut avoir accès à l'hôpital que contre espèces sonnantes et trébuchantes. Pour deux nuits, on ne me demande rien moins 840,30 euros. Et encore heureusement que j'ai amené mon matelas, mon traitement et mes protections. Quel aurait été le montant de la facture si je n'avais pris ces précautions. (Voir la facture ci-dessous)
Téléchargez la facture envoyée à M. Gaudinat par le CHU de Poitiers pour deux nuits (PDF).Facture_recue_sejour_20_et_210609.pdf
En danger de mort si je n'ai personne à mon chevet
Le 19 juin dernier, Mlle B. m'annonce par un cours SMS qu'elle ne viendra pas assurer le week-end comme convenu la veille au soir. Je me retrouve dans l'obligation de me retourner vers le CHU, car il n'y a pas d'autre solution pour accueillir un tétraplégique au pied levé dans cette bonne ville de Poitiers. Après l'envoi d'une lettre précisant que ce séjour faisait suite à une prescription médicale, je viens de recevoir une nouvelle lettre qui m'annonce le maintien de la facturation. (Lire le document ci-dessous)
Téléchargez la lettre du CHU de Poitiers à M. Gaudinat confirmant la facture (PDF).Lettre_recue_M._Dewitte_280709.pdf
Comme mon médecin traitant l'a spécifié (voir le document ci-dessous), ma pathologie entraîne une mise en danger immédiate à partir du moment où il n'y a plus de personne compétente à mon chevet.
Téléchargez la prescription du médecin demandant l'hospitalisation (PDF).Prescription_de_M._Pourtein_200609.pdf
Dois-je continuer à me soustraire aux yeux de tous lorsque je n'ai pas réussi à recruter la personne qui me permettra de continuer à vivre chez moi ? Comment faire accompagner ma dépendance ? Lorsque je vis chez moi, je suis autonome en étant indépendant de ma dépendance, mais vous mesdames et messieurs, vous êtes autonomes, mais dépendants de votre dépendance. Peut-être cela entraîne-t-il quelque jalousie ?
Pour finir, le rôle d'un CHU, n'est-il pas de venir en aide aux personnes en situation de danger immédiat ? Dans mon cas, le directeur général du CHU de Poitiers ne s'arroge-t-il pas la décision de la limite du champ médical et du champ social ? Je n'ai pas l'impression, pourtant, de faire un exploit. Je vis, tout simplement, mais quel délice de vivre ! Même tétraplégique.
Est-il raisonnable que ce soit à moi de rassembler l'énergie pour relancer un débat que notre société se refuse de traiter autrement que sous un angle économique ? Il s'agit bien de non assistance à personne en danger. Car lorsque plus personne n'est disponible pour accompagner ma dépendance, je suis en danger de mort certaine, ne pouvant m'alimenter ou me désaltérer seul.
Telle est l'interprétation du directeur général du CHU de Poitiers.
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